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Astrologie
Affirmation éclairée
Il paraît que les astrologues peuvent révéler la personnalité et l’avenir grâce à la position des astres
L'essentiel
En bref
Aucun mécanisme établi n’explique comment les astres influenceraient la personnalité ou les événements.
Astronomie et astrologie se sont séparées : l’une repose sur des modèles testables et des connaissances, l’autre sur des correspondances symboliques.
Descriptions générales, coïncidences et cadre rassurant peuvent donner une impression de justesse.
Dans les tests contrôlés, les astrologues obtiennent des résultats comparables au hasard.
L'idée à retenir
L’astrologie proposait autrefois une explication à des phénomènes encore mal compris. Aujourd’hui, ils peuvent être expliqués sans faire intervenir l’influence des astres.
En bref
Aucun mécanisme établi n’explique comment les astres influenceraient la personnalité ou les événements.
Astronomie et astrologie se sont séparées : l’une repose sur des modèles testables et des connaissances, l’autre sur des correspondances symboliques.
Descriptions générales, coïncidences et cadre rassurant peuvent donner une impression de justesse.
Dans les tests contrôlés, les astrologues obtiennent des résultats comparables au hasard.
L'idée à retenir
L’astrologie proposait autrefois une explication à des phénomènes encore mal compris. Aujourd’hui, ils peuvent être expliqués sans faire intervenir l’influence des astres.
Sous la lumière
Promesse ou affirmation
L’astrologie regroupe plusieurs pratiques. Certaines utilisent la date, l’heure et le lieu de naissance pour dresser un « thème natal ». D’autres cherchent à interpréter les mouvements des astres pour annoncer des périodes favorables, des difficultés ou certains événements. Le Soleil, la Lune, les planètes, l’ascendant, les signes et les maisons sont interprétés selon des règles variables.
L’idée repose sur trois affirmations : la configuration du ciel renseignerait sur la personnalité, serait liée à certains événements futurs et pourrait être interprétée de façon fiable par les astrologues. L’astrologie moderne invoque surtout des symboles ou une « synchronicité », plutôt qu’une force physique mesurable.
Il faut toutefois distinguer l’astrologie pratiquée par les astrologues de l’horoscope de presse, qui repose uniquement sur le signe solaire. Des enquêtes montrent que les horoscopes peuvent être rédigés par des journalistes ou des entreprises spécialisées, sans formation astrologique, avec des texte recyclés d’une année sur l’autre.
Provenance
Les premières formes structurées de divination céleste apparaissent en Mésopotamie au IIe millénaire avant notre ère. Elles concernent surtout le roi, l’État, les récoltes ou la météo. Le zodiaque à douze signes se stabilise à Babylone vers les Ve et IVe siècles avant notre ère.
L’astrologie individuelle se développe ensuite dans le monde hellénistique, c’est-à-dire dans les royaumes issus des conquêtes d’Alexandre le Grand, où les savoirs grecs, égyptiens et mésopotamiens se mêlent. Au IIᵉ siècle, le savant Claude Ptolémée en fixe une grande partie des principes dans le Tétrabible, un ouvrage qui deviendra la principale référence de l’astrologie occidentale pendant plus d’un millénaire. Jusqu’à la Renaissance, astrologie et astronomie évoluent ensemble et sont souvent étudiées par les mêmes savants. Ces derniers observent le ciel, calculent les mouvements des astres et leur attribuent aussi une influence sur les affaires humaines. Dans un monde où beaucoup de causes naturelles restent inconnues, cette lecture du ciel permet de relier les saisons, la santé, les événements politiques et le destin dans un même système. Elle est historiquement compréhensible, sans que cela prouve qu’elle décrivait réellement le monde.
À partir de la Renaissance et surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles, la séparation s’accentue. La lunette astronomique, l’amélioration des mesures, l’héliocentrisme et la mécanique céleste permettent d’expliquer et de prévoir les phénomènes du ciel à partir de modèles testables. L’astronomie devient progressivement une science fondée sur l’observation, le calcul et la comparaison des prédictions aux faits observés. L’astrologie conserve des correspondances symboliques entre les astres et la vie humaine, sans produire de mécanisme démontré ni de résultats fiables dans les tests contrôlés. Aujourd’hui, certains présentent l’astrologie comme une méthode fondée sur des faits. Pourtant, elle est classée comme une pseudoscience et ne relève pas de l’astronomie.
Elle retrouve une large place dans la culture populaire au XXe siècle. En 1930, le Sunday Express publie un horoscope consacré à la princesse Margaret née quelques jours plus tôt. Son succès conduit à la création d’une rubrique régulière et contribue à populariser les horoscopes dans la presse. Parallèlement, le psychiatre Carl Gustav Jung développe une approche plus psychologique et symbolique de l’astrologie.
En France, Élizabeth Teissier devient une figure médiatique majeure. Ses consultations avec François Mitterrand sont établies, mais leur influence sur ses décisions ne l’est pas. Sa thèse de sociologie, soutenue en 2001, suscite une forte contestation académique.
Preuves
Preuves théoriques du mécanisme
L’astrologie suppose que la position ou les mouvements des astres peuvent renseigner sur la personnalité, le destin ou certains événements. Une question reste centrale : par quel mécanisme cette information serait-elle transmise, et comment pourrait-elle agir sur des individus ou des événements très différents ?
La gravitation ne suffit pas
La gravitation est parfois invoquée par analogie avec l’effet de la Lune sur les marées. Cette comparaison ne suffit pas. La force gravitationnelle dépend de la masse et de la distance. À l’échelle d’un nouveau-né, l’attraction exercée par Mars, Jupiter ou Saturne est infime, bien plus faible que celle d’objets proches. Aucun mécanisme biologique n’explique non plus comment le corps pourrait capter la position de plusieurs planètes à un instant précis et la transformer en traits de caractère.
Un modèle symbolique difficile à tester
L’astrologie moderne contourne souvent cette difficulté en parlant de symboles, de correspondances ou de « synchronicité ». Cette approche peut servir de langage d’interprétation, mais elle ne fournit pas un mécanisme mesurable. Le principal problème est qu’elle rend l’hypothèse difficile à tester. Sans force, signal ou relation mesurable, impossible de dire clairement ce qu’on devrait observer ni ce qui permettrait de réfuter la théorie.
Un zodiaque construit par convention
La manière dont le système astrologique est construit soulève aussi des questions. Le zodiaque occidental divise l’écliptique en douze secteurs égaux de 30 degrés, alors que les constellations réelles ont des tailles inégales et que le Soleil en traverse treize, dont le Serpentaire. La précession des équinoxes a également décalé la position apparente du Soleil par rapport aux constellations depuis l’Antiquité. Les astrologues répondent généralement qu’ils utilisent un zodiaque symbolique et saisonnier, pas une carte fidèle des constellations. Cette réponse est cohérente avec une pratique symbolique, mais elle affaiblit l’idée que l’interprétation repose directement sur le ciel réel.
Des symboles liés à une culture
Une autre critique concerne le lien entre les signes du zodiaque et les saisons. Plusieurs caractères attribués aux signes semblent construits par analogie avec les saisons de l’hémisphère nord : le Bélier est associé au renouveau du printemps, le Lion à la chaleur estivale, certains signes d’hiver au retrait ou à l’introspection. Ces correspondances deviennent difficiles à généraliser dans l’hémisphère sud, où les saisons sont inversées. Elles suggèrent une construction historique et culturelle plutôt qu’une relation universelle entre la position des astres et la personnalité.
Cette critique concerne surtout l’astrologie occidentale tropicale. D’autres traditions reposent sur des systèmes différents : l’astrologie védique utilise généralement un zodiaque sidéral, davantage aligné sur la position des étoiles, tandis que l’astrologie chinoise organise ses interprétations selon d’autres cycles et catégories. Les critiques fondées sur la précession des équinoxes ou sur le symbolisme des saisons ne s’appliquent donc pas à tous les systèmes de la même manière. Cette diversité ne constitue toutefois pas un argument en leur faveur. Si plusieurs modèles proposent des interprétations différentes, voire incompatibles, chacun doit être évalué sur ses propres prédictions et ses propres preuves.
Cette analyse théorique est notamment portée et développée par Serge Bret-Morel, ancien astrologue et spécialiste francophone de l’analyse critique de l’astrologie, titulaire d’un master en histoire et philosophie des sciences.
Preuves d’efficacité
Une théorie peut être testée même si son mécanisme reste inconnu. On peut simplement vérifier si ses prédictions dépassent le hasard, dans des conditions où astrologues et participants ne peuvent pas s’influencer.
Le test de Carlson
Le test le plus connu est celui de Shawn Carlson, publié dans Nature en 1985. Vingt-huit astrologues expérimentés devaient associer des thèmes natals à des profils psychologiques établis à partir du California Psychological Inventory, un questionnaire de personnalité largement utilisé en psychologie. Le protocole avait été élaboré avec des astrologues et mené en double aveugle : ni les astrologues ni les participants ne savaient quelle réponse était attendue. Les astrologues n’ont pas obtenu de résultats supérieurs au hasard.
En 2009, le statisticien Suitbert Ertel a réanalysé ces données et estimé qu’un très faible effet pouvait apparaître avec une autre méthode de calcul. Cette conclusion n’a toutefois pas modifié le consensus : l’effet reste faible, dépend de la méthode statistique utilisée et n’a pas été confirmé par d’autres études indépendantes. D’autres travaux, dont la thèse de James Randall Noblitt en 1978, n’ont pas mis en évidence de lien significatif entre les variables astrologiques et les traits de personnalité.
Une synthèse de plus de quarante tests
En 2003, Geoffrey Dean et Ivan Kelly ont publié une synthèse de plus de quarante tests contrôlés. Elle conclut que les astrologues ne réussissent pas mieux que le hasard, même pour déterminer à partir d’un thème astral si une personne est plutôt extravertie ou introvertie. Dans le même article, les auteurs ont aussi analysé les données de plus de 2 000 personnes nées à quelques minutes d’intervalle, dont les thèmes astraux étaient donc presque identiques. Plus d’une centaine de caractéristiques ont été comparées, notamment la personnalité, les aptitudes, l’intelligence, la profession et certains événements de vie, sans retrouver les ressemblances attendues par l’astrologie.
Cette synthèse a été contestée en 2016 par Kenneth McRitchie, astrologue et chercheur favorable à l’astrologie. Il reproche notamment aux auteurs d’avoir regroupé des études trop différentes, d’avoir choisi des critères qui ne correspondraient pas toujours aux affirmations précises des astrologues et d’avoir négligé certains résultats favorables. Dean et Kelly lui ont répondu en 2017 que ces objections ne s’appuyaient toujours sur aucune réplication indépendante montrant des effets aussi forts que ceux revendiqués par les astrologues. La méthode reste donc discutée, mais ce débat n’a pas fait apparaître de résultats positifs solides et reproduits.
Le désaccord entre astrologues
Un autre test, organisé aux Pays-Bas par la Stichting Skepsis, une association néerlandaise de promotion de l’esprit critique, a réuni 44 astrologues expérimentés. Ceux-ci devaient associer des thèmes astraux à des profils de personnalité complets. Les questionnaires avaient en partie été construits à partir de questions proposées par les astrologues eux-mêmes. Les résultats ont été conformes au hasard : la moitié des participants n’a trouvé aucune correspondance correcte et les astrologues ne se sont pas davantage accordés entre eux. Ce désaccord compte : avec une méthode fiable, plusieurs praticiens travaillant sur les mêmes données devraient arriver à des conclusions au moins proches.
Le cas de l’« effet Mars »
Le cas de « l’effet Mars » de Michel Gauquelin est parfois présenté comme un résultat favorable à l’astrologie, mais il reste très discuté. Dans la tradition astrologique, Mars est associée à l’énergie, au combat et à la compétition. Cette correspondance n’est pas une propriété observée de la planète, mais une interprétation symbolique construite par les humains. Gauquelin disait avoir observé que les sportifs de haut niveau naissaient plus souvent lorsque Mars occupait certaines positions du ciel. Les réplications et les interprétations ont toutefois été contradictoires. Même si cette corrélation limitée était confirmée, elle ne démontrerait pas que la planète Mars influence réellement les performances sportives ou possède les significations que l’astrologie lui attribue.
Les prédictions publiques
Élizabeth Teissier est l’une des astrologues françaises les plus médiatisées. Elle a publié de nombreuses prévisions, conseillé plusieurs personnalités et revendique un taux de réussite élevé. L’examen de quelques annonces ne constitue pas, à lui seul, une preuve contre l’astrologie. Il fournit toutefois un exemple parlant de la manière dont une impression de réussite peut se construire : formulations larges, prédictions compatibles avec plusieurs issues et rapprochements effectués après les événements. Une évaluation rigoureuse demanderait au contraire d’enregistrer toutes les prédictions à l’avance, de définir précisément les critères de réussite, de compter aussi les échecs et de comparer les résultats à ce qu’on obtiendrait sans astrologie.
Le 11 septembre 2001 illustre bien ce mécanisme. Élizabeth Teissier a affirmé avoir prédit cet évènement tragique, alors que le texte cité évoquait seulement une possible multiplication d’« attentats en masse » dans le monde, sans date, lieu ni cible précise. Le même jour, un horoscope publié en son nom annonçait pourtant une journée favorable aux transports. D’autres exemples montrent le même principe : une « année géniale » annoncée à Dominique Strauss-Kahn pour 2011 avant l’affaire du Sofitel, ou une catastrophe « économique et/ou sanitaire » rapprochée après coup de la pandémie de Covid-19. Ces cas ne prouvent pas, à eux seuls, l’inefficacité de l’astrologie. Ils montrent surtout pourquoi un taux de réussite revendiqué ne peut être vérifié sans liste exhaustive des prédictions, critères définis à l’avance et méthode de calcul publiée.
Si l’astrologie permettait réellement de prévoir des événements majeurs, elle devrait produire avant leur survenue des alertes précises, vérifiables et suffisamment utiles pour aider à les éviter ou à en limiter les conséquences. Ce type de réussite ne s’est jamais produit.
Les horoscopes de presse
Ils constituent la forme la plus populaire de l’astrologie, mais beaucoup d’astrologues les considèrent eux-mêmes comme une version très simplifiée, voire comme un divertissement. Contrairement à une consultation astrologique complète, ils ne reposent généralement que sur le signe solaire et ne tiennent pas compte de l’heure, du lieu de naissance ni du thème astral complet.
Dans de nombreux journaux, magazines ou sites web, les horoscopes sont rédigés par des journalistes, des rédacteurs ou des entreprises spécialisées dans la production de contenus, sans qu’un calcul astrologique individuel soit réalisé. Plusieurs enquêtes ont confirmé ce constat : textes copiés d’un média à l’autre, recyclés chaque année, parfois signés d’une astrologue qui n’a jamais existé. Le projet Horoscoped a également analysé 22 186 horoscopes et mis en évidence de très nombreuses répétitions.
Les données disponibles convergent donc sur deux points : aucun mécanisme testable et plausible n’a été établi, et les études les plus rigoureuses n’ont pas montré que l’astrologie décrit la personnalité ou prédit le destin mieux que le hasard.
Pourquoi cela paraît crédible ?
Pièges d’interprétation
Effet Barnum : les descriptions astrologiques sont souvent assez générales, nuancées ou flatteuses pour donner à beaucoup de gens l’impression qu’elles les décrivent précisément. Chacun retient facilement les passages qui semblent lui correspondre, les relie à sa propre expérience et accorde moins d’importance à ceux qui lui parlent peu. Il a été mis en évidence dès 1949, lorsque le psychologue Bertram Forer remit exactement le même portrait de personnalité à tous ses étudiants en leur faisant croire qu’il était individualisé. Ils lui attribuèrent pourtant une note moyenne de correspondance de 4,26 sur 5. Les horoscopes de presse en constituent une illustration évidente, mais ce mécanisme peut aussi intervenir dans l’interprétation d’un thème natal ou lors d’une consultation astrologique.
Biais de confirmation : les prédictions justes et les coïncidences restent en mémoire. Les affirmations fausses ou vagues sont plus facilement oubliées, ce qui renforce l’impression que l’astrologie « tombe souvent juste ».
Lecture à froid : lors d’un échange, une personne peut commencer par des affirmations larges, ambiguës ou formulées comme des possibilités, puis observer les réactions de son interlocuteur. Les réponses, les hésitations, les expressions du visage ou les détails donnés spontanément servent alors à ajuster peu à peu le discours. Les propositions qui semblent justes sont développées, tandis que les erreurs sont reformulées, minimisées ou abandonnées. Le résultat peut donner l’impression d’informations précises obtenues sans indice, alors qu’une partie de leur contenu a été construite au fil de la conversation. C’est un procédé courant en voyance, en prédiction ou en astrologie.
Auto-attribution : connaître les caractéristiques traditionnellement associées à son signe peut influencer la manière de se décrire et parfois de se comporter. Des recherches inspirées des travaux de Hans Eysenck ont observé que les participants ayant des connaissances astrologiques s’attribuaient davantage les traits correspondant à leur signe, contrairement à ceux qui les connaissaient peu. L’astrologie peut donc participer à créer une partie des ressemblances qu’elle prétend ensuite expliquer. Une personne qui se croit « typiquement Lion » ou « typiquement Vierge » peut progressivement intégrer cette description à son identité.
Facteurs extérieurs
Présence et reconnaissance sociales : les horoscopes sont présents depuis des décennies dans la presse, à la télévision puis sur les réseaux sociaux. La visibilité d’astrologues célèbres, leurs consultations auprès de responsables politiques ou l’existence de formations privées délivrant leurs propres diplômes peuvent renforcer l’impression que l’astrologie bénéficie d’une reconnaissance officielle. Selon une enquête Ifop publiée en 2020, 41 % des Français déclaraient croire en l’astrologie, consulter leur horoscope ou avoir fait calculer leur thème astral, contre 28 % en 2000. La proportion atteignait 60 % chez les 18-24 ans. Cette familiarité et cette reconnaissance sociale peuvent la rendre plus crédible, sans constituer une preuve de son efficacité.
Fonction sociale et identitaire : parler de son signe, comparer des thèmes ou discuter de compatibilités fournit un langage simple pour parler de soi et des autres. Ces catégories facilitent les échanges, créent un sentiment d’appartenance et circulent facilement dans les groupes ou sur les réseaux sociaux. Une personne peut ainsi utiliser l’astrologie comme jeu social ou comme support d’introspection sans adhérer entièrement à l’idée que les astres déterminent sa personnalité.
Réassurance face à l’incertitude : l’astrologie transforme des situations complexes ou imprévisibles en un récit organisé. Elle propose des périodes, des tendances et des explications qui peuvent donner l’impression que les événements ont un sens et qu’ils sont plus faciles à anticiper. Ce cadre peut être rassurant lors de changements, de difficultés relationnelles ou de décisions importantes. Cette utilité psychologique aide à comprendre sa persistance, mais elle ne démontre pas que les explications astrologiques sont vraies.
Aller plus loin
Fiche mémo
Retrouvez bientôt l’essentiel de cette analyse dans une fiche pratique à imprimer et à partager.

Comment interroger l'affirmation ?
Les questions qui suivent n’ont pas vocation à apporter des réponses, mais à ouvrir des pistes de réflexion. Elles invitent à examiner cette affirmation sous différents angles et à se forger une opinion éclairée.
- Comment pourrait-on vérifier qu’un thème astral décrit réellement son propriétaire mieux qu’un profil choisi au hasard ?
- Quelles observations permettraient de distinguer une influence des astres d’effets comme l’effet Barnum, le biais de confirmation ou la lecture à froid ?
- Si l’astrologie permettait de prévoir des événements, quels critères faudrait-il fixer à l’avance pour juger ses prédictions de manière fiable ?
- Si deux personnes nées à quelques minutes d’intervalle ont un thème quasi identique mais des vies très différentes, qu’est-ce que cela implique pour l’affirmation ?
N’hésitez pas à vous en poser d’autres : c’est souvent en multipliant les points de vue que l’on évalue une affirmation avec le plus de rigueur.
Sources et références
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Sources primaires
Test contrôlé de l’astrologie :
Shawn Carlson, A double-blind test of astrology, Nature, 1985,
https://doi.org/10.1038/318419a0
Étude sur astrologie et personnalité :
James Randall Noblitt, Celestial Concomitants of Human Behavior, University of North Texas, 1978,
https://digital.library.unt.edu/ark:/67531/metadc332738/m2/1/high_res_d/1002783742-Noblitti.pdf
Discussion critique du test Carlson :
Robert Currey, The Carlson Test continues to support Astrology, Correlation Journal, 2023,
https://correlationjournal.com/the-carlson-test-continues-to-support-astrology/
Synthèse des tests contrôlés et étude des « jumeaux de temps » :
Geoffrey Dean et Ivan Kelly, Is Astrology Relevant to Consciousness and Psi?, Journal of Consciousness Studies, 2003,
https://philpapers.org/rec/DEAIAR
Contre-argument astrologique :
Kenneth McRitchie, Clearing the Logjam in Astrological Research, Journal of Consciousness Studies, 2016,
https://philpapers.org/rec/MCRCTL
Réponse au contre-argument :
Geoffrey Dean et Ivan Kelly, Explaining Levitation by Denying Gravity, Journal of Consciousness Studies, 2017,
https://philpapers.org/rec/DEAELB
Test néerlandais de 44 astrologues :
Rob Nanninga, The Astrotest: A Tough Match for Astrologers, Correlation, 1996,
https://skepsis.nl/astrology-test/
Auto-attribution des traits astrologiques :
Jan J. F. Van Rooij, Self-Concept in Terms of Astrological Sun-Sign Traits, Psychological Reports, 1999,
https://doi.org/10.2466/pr0.1999.84.2.541
Expérience fondatrice sur l’effet Barnum :
Bertram R. Forer, The fallacy of personal validation: A classroom demonstration of gullibility, Journal of Abnormal and Social Psychology, 1949,
https://doi.org/10.1037/h0059240
Enquête sur la croyance dans l’astrologie en France :
Ifop pour Femme actuelle, Les Français et les parasciences, Ifop, 2020,
https://www.ifop.com/article/les-francais-et-les-parasciences/
Revendication d’Élizabeth Teissier sur ses prévisions :
Élizabeth Teissier, À propos, rubrique « Mes principales prévisions avérées », site d’Élizabeth Teissier,
https://eteissier.com/a-propos/
Sources secondaires
Origines historiques de l’astrologie :
Catherine Caruso, What are the ancient origins of your zodiac sign?, National Geographic, 2024,
https://www.nationalgeographic.com/history/article/history-of-horoscopes
Analyse de 22 186 horoscopes :
Information is Beautiful, Horoscoped, Information is Beautiful, 2011,
https://informationisbeautiful.net/2011/horoscoped/
Enquête française sur les horoscopes de presse :
Serge Bret-Morel, Les horoscopes de presse sur France 2, entre copier et coller, Astroscept, 2017,
https://astroscept.com/2017/01/02/les-horoscope-de-presse-sur-france-2-entre-copier-et-coller/
Critique astronomique du zodiaque :
Association Française d’Astronomie, Should we abandon the zodiac to astrologers?, conférence de Serge Bret-Morel, 2025,
https://www.youtube.com/watch?v=HHrP4zVW91I
Analyse académique de la thèse d’Élizabeth Teissier :
La thèse d’Elizabeth Teissier passée au crible des critiques rationalistes, Le Monde, 2001,
https://www.lemonde.fr/archives/article/2001/08/19/la-these-d-elizabeth-teissier-passee-au-crible-des-critiques-rationalistes_4147849_1819218.html
Critique d’autres prédictions d’Élizabeth Teissier :
L’astrologue Élizabeth Teissier perd son procès contre Wikipédia, Numerama, 2016,
https://www.numerama.com/politique/176990-lastrologue-elizabeth-teissier-perd-contre-wikipedia.html
Analyse critique de prédictions d’Élizabeth Teissier :
Association française pour l’information scientifique, 11 septembre, Euro 2008 : qu’avait donc prédit Élisabeth Teissier ?, 2008,
https://www.afis.org/11-septembre-Euro-2008-qu-avait-donc-predit-Elisabeth-Teissier








