Le mot de Lüma

Il paraît que est un projet indépendant porté par une seule personne, passionnée depuis longtemps par les croyances, l’esprit critique et la manière dont nous construisons nos certitudes. À l’origine, une question :

Pourquoi certaines idées nous paraissent-elles vraies alors qu’elles sont fausses, incomplètes ou peu étayées ?

Depuis l’enfance, je suis curieux de tout. Avec le temps, j’ai pris l’habitude de comparer les sources, de distinguer les faits des interprétations et d’essayer de comprendre comment une idée finit par s’imposer. Mon parcours m’a aussi amené à m’intéresser à la manière dont notre cerveau traite l’information, tandis que la création digitale est devenue une autre passion.

J’ai longtemps eu le réflexe de corriger les autres : « Tu sais, ce n’est pas tout à fait ça… ». Avec le temps, j’ai compris qu’on change rarement l’avis de quelqu’un en essayant de le convaincre. Alors plutôt que de chercher à faire changer d’avis, je préfère donner les bonnes informations, les bons outils, et laisser chacun voir par lui-même, et faire ses choix.

C’est par cette philosophie que ce projet a grandi petit à petit dans un coin de la tête. Au départ, Il paraît que devait simplement rassembler de bonnes ressources. Puis je me suis rendu compte d’une chose assez simple : si on n’a pas envie de chercher, on n’ira pas les consulter.

Puis le projet a évolué. La méthode de tri que j’appliquais à mes propres recherches, autour de questions simples comme « qui, quoi, où, quand ? », a donné naissance aux « Éclairages » organisés en 4 sections en P (Promesse, Provenance, Preuves, Pourquoi). De fil en aiguille, j’ai vu le potentiel et j’ai fini par créer mes propres contenus, avec une ligne éditoriale assumée : examiner les affirmations, expliquer les preuves et les raisonnements.

L’objectif n’est pas de dire au lecteur quoi penser, mais de lui donner les éléments les plus solides disponibles pour qu’il puisse se faire sa propre opinion.

Ce ne sera pas parfait. Mais c’est sincère.

Lüma

FAQ - Eclairages / affirmations étudiées

L’affirmation éclairée est-elle formulée de manière arbitraire ?

L’affirmation résume en une phrase courte l’idée telle qu’elle est largement diffusée ou partagée. Par souci de clarté, cette phrase ne peut pas intégrer toutes les nuances du sujet.

Certains cas particuliers, exceptions ou formulations plus précises peuvent donc apparaître dans la fiche sans figurer dans l’affirmation elle-même. C’est un choix éditorial pour garder une formulation courte tout en conservant l’idée générale évaluée.

Pourquoi certaines fiches regroupent-elles plusieurs affirmations éclairées sous une seule note ?

Une fiche cherche autant que possible à étudier l’affirmation telle qu’elle circule réellement. Lorsqu’un même produit ou une même pratique est présenté comme utile pour plusieurs problèmes, ces promesses peuvent être étudiées ensemble plutôt que dans plusieurs fiches séparées.
La note finale porte alors sur l’affirmation globale si celle-ci circule sous cette forme dans l’espace public. Si les niveaux de preuve diffèrent selon les usages, la fiche les distingue alors clairement.
Un effet bien démontré dans une indication précise ne valide pas automatiquement toutes les autres promesses associées au même produit ou à la même pratique. C’est par exemple le cas du magnésium.

Pourquoi certains biais cognitifs sont-ils regroupés ?

La psychologie cognitive distingue parfois des biais très proches, ou qui se recouvrent partiellement. Pour garder la lecture accessible, certaines notions sont simplifiées ou regroupées lorsqu’elles décrivent des mécanismes voisins. Le but reste de comprendre ce qui se joue, sans entrer dans des distinctions très techniques.

Pourquoi certains contenus sont-ils plus longs que d’autres ?

Certains sujets demandent plus de contexte, de nuances ou de preuves que d’autres. « Un poisson rouge a 3s de mémoire » n’a pas les mêmes enjeux que « booster son système immunitaire ». Les fiches restent aussi complètes que nécessaire, avec un résumé dès le début pour ceux qui veulent aller à l’essentiel.

Pourquoi certains éléments semblent appartenir à plusieurs catégories ?

Les mécanismes qui entretiennent une croyance ne rentrent pas toujours dans une seule case. Un même élément peut relever à la fois d’un biais cognitif, d’une erreur d’interprétation ou d’un facteur extérieur. Le classement sert surtout à rendre la lecture plus simple, sans prétendre tracer des frontières parfaites.

Pourquoi les pratiques de soins non conventionnelles et les sujets de santé occupent-ils une place importante ?

Parce que ces sujets dépassent largement les préférences personnelles. Ils touchent à la santé, aux dépenses, au rapport à la médecine et parfois au recours ou non à des traitements dont l’efficacité est établie.

Ils sont aussi très présents dans l’espace public : réseaux sociaux, médias, publicité, recommandations entre proches, discours de praticiens ou d’influenceurs. Certaines affirmations peuvent donc circuler largement et peser sur les choix individuels comme sur la perception collective de la santé.

Le site leur accorde une attention particulière, non par opposition de principe aux pratiques non conventionnelles, mais parce que leurs promesses, leurs mécanismes et leur efficacité peuvent avoir des conséquences concrètes. Cela justifie de les examiner avec une exigence particulière.

Pourquoi ne pas présenter autant d’arguments « pour » que « contre » ?

L’objectif n’est pas d’organiser un débat d’opinions, mais de rendre compte de l’état des connaissances. Si les preuves soutiennent majoritairement une hypothèse, la fiche le montre. Si elles sont insuffisantes ou contradictoires, cette incertitude est indiquée clairement.

FAQ - Evaluation de la solidité / note d'un éclairage

Comment est déterminée la solidité d’une affirmation (note) ?

La note ne vient pas d’une étude isolée, et encore moins d’une opinion personnelle. Elle tient compte de l’ensemble des preuves disponibles : qualité méthodologique, reproductibilité, existence d’un consensus scientifique, plausibilité au regard des connaissances actuelles et limites des données.

Il reste forcément une part d’appréciation. Pour la limiter, la même méthode est appliquée à toutes les fiches. Une marge d’interprétation peut exister entre deux niveaux proches, mais elle ne fera jamais passer une affirmation de « non démontrée » à « solide ».

Le but de cette note n’est pas de décréter qu’une affirmation est « vraie » ou « fausse ». Elle estime le degré de confiance qu’on peut raisonnablement lui accorder au regard des connaissances disponibles.

Pourquoi la majorité des affirmations obtiennent-elles une faible appréciation ?

Le site traite surtout d’idées reçues, de croyances et d’affirmations populaires souvent tenues pour vraies alors que les preuves sont faibles, limitées ou inexistantes. Il n’y a donc pas de recherche d’équilibre artificiel entre affirmations vraies et fausses. Des fiches avec un niveau de preuve élevé sont aussi publiées lorsqu’elles ont un intérêt pédagogique ou montrent qu’une affirmation peut être solidement étayée.

Une faible note signifie-t-elle que l’affirmation est impossible ?

Non. Une faible note indique que les preuves disponibles sont insuffisantes, de faible qualité ou peu convaincantes. Elle ne prouve pas que l’affirmation est impossible ou définitivement fausse.
À l’inverse, une note élevée ne signifie pas qu’une affirmation est absolument vraie : elle indique que les preuves disponibles sont nombreuses, solides et convergentes.

FAQ - Sources et références

Comment les sources sont-elles choisies ?

Les sources sont choisies selon leur fiabilité et leur niveau de preuve. Quand c’est possible, les sources primaires (études scientifiques, rapports officiels, recommandations d’organismes reconnus) sont privilégiées. Les revues systématiques, les méta-analyses et les consensus scientifiques pèsent davantage qu’une étude isolée. Les sources secondaires (médias, vulgarisateurs, etc.) servent surtout à apporter du contexte historique, culturel ou sociétal, mais ne suffisent pas, à elles seules, à établir le niveau de preuve d’une affirmation.

Pourquoi les fiches ne citent-elles pas les sources au fil du texte ?

Pour ne pas alourdir la lecture, les fiches n’intègrent ni notes de bas de page ni numéros de référence dans le corps du texte. Toutes les sources utilisées restent accessibles à la fin, dans une section dédiée.

FAQ - Illustrations

Comment a été conçu le personnage de Lüma ?

Lüma a été conçue avec l’aide de l’intelligence artificielle. Mais son point de départ était bien plus simple : un dessin au stylo sur une feuille à carreaux. À l’époque, c’était une chandelle. Elle est ensuite devenue bleue, puis jaune, avant d’évoluer peu à peu vers son apparence actuelle, plus douce, avec un style proche du dessin et du pastel.

Au départ, le choix avait même été fait de se passer complètement d’IA. Pas de personnage, simplement des aplats de couleurs et quelques pictogrammes trouvés sur des banques d’icônes. Sauf qu’au fil des mois, le projet a pris de l’ampleur et l’envie de lui donner un visage aussi.

Faire appel à un graphiste pour créer le personnage, puis toutes ses déclinaisons, illustrations, expressions ou pictogrammes, n’était tout simplement pas possible financièrement. L’IA a donc servi d’outil pour construire cette identité graphique.

Lüma reste malgré tout volontairement discrète. Elle fait partie de l’image du site, mais le mot d’ordre reste “sobriété” : accompagner les contenus, pas leur voler la vedette.

Et même si le débat sur l’usage de l’IA à ces fins est légitime, ce choix est assumé pour servir au mieux le propos. Son apparence reste malgré tout le résultat de plusieurs mois d’essais, de changements de direction et d’ajustements pour arriver à quelque chose qui corresponde vraiment au projet.

Pourquoi avoir créé une mascotte comme Lüma ?

Lüma donne un visage à un projet qui aborde parfois des sujets complexes ou sensibles. Son nom et son univers renvoient à la lumière et à la flamme : éclairer un sujet, sans prétendre imposer une vérité.

Lüma sert aussi de fil conducteur et donne au site une identité visuelle reconnaissable. Sa présence reste volontairement discrète pour ne pas prendre le pas sur le fond : une ou deux illustrations, plus quelques pictogrammes pour guider le lecteur. L’idée est que la forme aide à retenir le contenu, sans jamais prendre le dessus.

Pourquoi certaines illustrations sont-elles générées par intelligence artificielle ?

Quand une photographie ou une illustration de banque d’images fait le travail, elle est privilégiée. L’intelligence artificielle est utilisée seulement lorsqu’aucun visuel existant ne permet d’illustrer le sujet de façon assez claire, fidèle ou complète. Le visuel reste au service du contenu. C’est par exemple le cas de la fiche sur la médiumnité : aucune photographie de banque d’images ne représentait une séance avec assez de codes visuels typiques mais sans non plus être trop “clichée”. Si une illustration non IA venait à être découverte, alors elle remplacera celle actuellement en ligne.

FAQ - Questions générales

Combien de personnes sont derrière ce projet ?

Une seule ! 

Et pourquoi réaliser ce projet seul, sans s’entourer, me direz vous ?

La timidité ? Peut-être un peu. Mais plus sérieusement, c’est surtout un choix.

La démarche est très personnelle. J’ai cette idée en tête depuis longtemps, avec une vision assez précise de ce que je voulais en faire, et j’ai sans doute eu envie, un peu égoïstement, d’aller au bout seul.

Le fait de savoir créer des produits web, d’aimer écrire, d’être passionné par les croyances et la question de l’esprit critique a aussi rendu ce choix possible. Est-ce que c’était la meilleure décision ? Peut-être pas étant donné le temps que cela prend, même assisté par des outils ultra modernes !

Cela me permet également de rester anonyme, ce qui compte dans la manière dont le projet a été pensé.

Rien n’exclut cependant qu’Il paraît que évolue un jour vers une vraie rédaction, avec plusieurs personnes. C’est une piste qui est déjà envisagée.

L’objectif de ce projet est-il de convaincre ?

Non. Le site ne cherche pas à dire au lecteur quoi penser. Le but est de lui donner les éléments les plus solides disponibles pour qu’il se fasse sa propre opinion. Les analyses distinguent autant que possible les faits établis, les hypothèses, les incertitudes et les limites des preuves. Chacun reste libre d’en tirer ses conclusions.

Le projet est-il militant ? 

Le site ne défend ni idéologie, ni courant politique, et n’est pas opposé par principe à certaines pratiques ou croyances. Une même question guide l’analyse de chaque sujet : qu’est-ce que les meilleures preuves disponibles permettent réellement de dire ? Les conclusions suivent les données, qu’elles confirment ou contredisent l’affirmation étudiée.

Cela ne signifie pas que la personne derrière Lüma et « Il paraît que » soit sans convictions. Le projet défend une manière d’aborder l’information : vérifier avant d’affirmer, distinguer ce qu’on sait de ce qu’on suppose, accepter de dire « on ne sait pas » et pouvoir remettre ses propres idées en question.

En ce sens, oui, la démarche est engagée en faveur de l’esprit critique et de la méthode scientifique. 

Sans être un expert de l’esprit critique, de la zététique ou des biais cognitifs, ce sont des sujets qui m’animent depuis longtemps, ce pourquoi ils font naturellement partie de la démarche éditoriale. J’essaie aussi de les appliquer à moi-même : connaître l’existence d’un biais n’empêche pas d’y tomber, et je peux évidemment me tromper, sélectionner une information qui m’arrange ou interpréter trop vite un résultat. L’objectif est donc autant de questionner les affirmations étudiées que de rester attentif à la manière dont je les analyse.

Cela ne signifie pas qu’elle soit parfaitement objective : aucune analyse humaine ne l’est totalement. La neutralité reste l’objectif, avec une règle simple : appliquer les mêmes exigences de preuve à toutes les affirmations, y compris lorsqu’elles vont dans le sens des convictions de la personne derrière Lüma.

Les informations sont-elles régulièrement mises à jour ?

Le site internet est publié en 2026. Le site est mis à jour quand de nouvelles données importantes apparaissent, dans la mesure du possible. Comme ce travail est bénévole, certaines évolutions peuvent ne pas être intégrées immédiatement. Si vous repérez une erreur ou une information devenue obsolète, vous pouvez la signaler.

Près de 400 fiches « affirmations » potentielles ont déjà été identifiées. Le travail de vérification et d’écriture est énorme : un premier ensemble d’une cinquantaine de contenus est disponible à la publication du site, puis les autres suivront au fil du temps.

Peut-on proposer un sujet ou signaler une erreur ?

Malgré le soin apporté à la rédaction et à la vérification, une erreur reste possible. Une imprécision ou une coquille peut aussi échapper à la relecture.

Les suggestions de sujets, les remarques argumentées et les corrections appuyées par des sources fiables sont les bienvenues. Elles aident à améliorer le site au fil du temps. Transmettez votre retour via le formulaire de contact !

Pourquoi ce nom, « Il paraît que » ?

Tout part souvent de cette formule. « Il paraît que… » introduit une idée entendue, répétée ou transmise sans que l’on sache toujours d’où elle vient ni sur quoi elle repose. Le nom résume la démarche du site : partir d’une affirmation familière, éveiller la curiosité, puis regarder ce que l’on sait vraiment à son sujet.

Pourquoi le mot « croyances » est-il peu utilisé au profit du mot « affirmations » ?

Le mot « croyance » peut être perçu comme personnel, péjoratif ou associé uniquement à la religion et au paranormal. Or le site n’évalue pas les personnes ni leurs convictions : il examine des propositions précises.

Le terme « affirmation » est donc plus neutre et plus adapté. Il désigne simplement une idée pouvant être analysée à partir de faits, de preuves et de connaissances disponibles, qu’elle soit finalement bien étayée, incertaine ou contredite.

Le terme « affirmation » permet également d’élargir le site aux pratiques de soins non conventionnelles. Celles-ci ne relèvent pas toujours, à proprement parler, de la croyance, même si les mécanismes d’adhésion qui les entourent peuvent être similaires.

Quel est le processus de rédaction des fiches « affirmations » ?

  1. Une trame avant même la recherche

Le canevas des fiches, avec « L’essentiel » puis les différentes rubriques d’analyse, correspond à une manière d’examiner les affirmations que j’utilise personnellement depuis plusieurs années. Il s’inspire notamment de méthodes connues, comme la règle des 5 W : qui, quoi, où, quand, pourquoi, auxquelles viennent s’ajouter d’autres questions selon le sujet.

Cette structure sert de fil conducteur à l’ensemble du site. Elle peut parfois sembler répétitive, mais c’est volontaire : chaque affirmation passe autant que possible par les mêmes grandes questions.

  1. Constituer un corpus documentaire

Un premier corpus est constitué à partir de plusieurs types de ressources :

  • publications scientifiques recherchées notamment via PubMed ou Google Scholar
  • recherches plus larges sur le web et sources secondaires, comme des articles de vulgarisation ou de presse
  • bibliographie personnelle et notes prises lors de conférences
  • outils comme Consensus.app

Ce corpus est ensuite approfondi avec Perplexity, qui permet de produire un dossier de travail plus large et sourcé, généralement d’une dizaine à une vingtaine de pages. L’outil reçoit notamment pour consigne de rechercher les résultats contradictoires, les limites des études et les éléments susceptibles de remettre en cause l’hypothèse de départ.

Ce dossier ne vaut toutefois pas validation. Les références importantes sont retrouvées et vérifiées à la source, notamment sur PubMed, Google Scholar ou le site de l’éditeur. Les outils d’IA peuvent produire une référence erronée, mal interpréter une étude ou orienter leur réponse selon la manière dont la question leur est posée. Croiser les outils et revenir aux sources originales fait donc partie du processus.

  1. Rédiger une première version

Sur cette base commence la rédaction. Les informations sont réparties dans le canevas du site, puis transformées en une première version encore assez brute.

Ce brouillon peut ensuite être soumis à deux outils d’intelligence artificielle configurés pour le projet. Ils servent notamment à :

  • challenger le contenu
  • repérer une formulation ambiguë ou un point qui mérite d’être re-vérifié
  • proposer une formulation plus claire
  • faire apparaître un angle éventuellement oublié

Leurs suggestions restent des pistes : elles sont vérifiées, retenues, modifiées ou écartées.

  1. Laisser reposer, puis tout rechallenger

Une première version représente déjà plusieurs heures de travail. Elle est ensuite laissée de côté quelque temps avant d’être reprise avec un regard neuf. Plusieurs questions reviennent alors :

  • les sources sont-elles assez solides ?
  • une phrase est-elle trop affirmative ?
  • un résultat contradictoire a-t-il été suffisamment pris en compte ?
  • le texte est-il trop technique ou trop long ?
  • manque-t-il une précision importante ?

Cette étape entraîne souvent de nouveaux allers-retours entre les études, les sources secondaires et le texte.

  1. Tester le texte dans la page web

La mise en ligne apporte encore une autre lecture. Un passage qui semblait clair dans un document peut devenir trop dense une fois intégré à la page web. Certaines parties sont alors encore modifiées, voire retirées.

Une dernière relecture assistée par IA est enfin réalisée à partir d’instructions très précises propres à la ligne éditoriale d’Il paraît que. Elle sert à faire ressortir d’éventuels problèmes de fond ou de formulation. Là encore, tout n’est pas retenu.

  1. Au total, combien de temps ?

Une fiche peut demander environ 5 h pour un sujet à faibles enjeux, comme la mémoire du poisson rouge, et dépasser 20 h lorsqu’il s’agit d’une pratique de soins non conventionnelle ou d’un sujet avec une littérature scientifique abondante, complexe ou controversée.

Quelle place tient l’IA dans tout ça ?

Les outils d’IA tiennent une place importante, et assumée. Ce projet existe dans mes cartons depuis plusieurs années, mais l’ampleur du travail nécessaire en freinait sérieusement la réalisation. L’IA a permis de rendre ce travail réalisable à cette échelle.

Cela ne signifie pas qu’elle soit neutre ou infaillible. Un moteur de recherche assisté par IA sélectionne et hiérarchise lui aussi l’information, et la manière de formuler une question à une IA peut orienter la réponse obtenue, voire renforcer un biais de confirmation. C’est précisément pour cette raison que les recherches demandent explicitement les données contradictoires, que plusieurs outils sont croisés et que les sources importantes sont vérifiées directement.

L’IA ne constitue jamais le dernier niveau de validation. Le choix des sources, leur lecture, l’interprétation des résultats et ce qui est finalement publié restent sous responsabilité humaine.

L’idée n’est donc ni de l’utiliser le moins possible, ni de l’utiliser partout. Elle intervient quand elle apporte quelque chose. Le critère reste le même tout au long du processus : produire un contenu aussi clair, fiable et utile que possible, sans déléguer à l’outil la vérification finale ni le jugement éditorial.

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